Les troubles les plus communs chez les chiens
Important : Cette page a pour objectif d’informer les propriétaires de chiens sur troubles fréquemment rencontrés chez les chiens, dans une démarche de compréhension et d'information uniquement.
Voir son chien convalescent est un véritable pincement au cœur pour tout propriétaire. C’est là que la vie nous enseigne que chaque moment compte. Certaines affections répandues chez les canidés, comme la parvovirose ou la tumeur maligne, peuvent survenir rapidement et mettre leurs vies en danger, sans que nous le soupçonnions. Sur la base de sources fiables, nous vous présentons les 10 maladies les plus courantes chez les chiens, pour mieux comprendre, anticiper et accompagner ces êtres exceptionnels là où ils en ont le plus besoin.
Quelles sont les affections parodontales les plus fréquentes chez les chiens ?

Hélas, nos toutous ne sont pas à l’abri de certains pépins dentaires. Si vous avez déjà senti cette fameuse mauvaise haleine chez votre chien, ne le négligez surtout pas. C’est la preuve qu’un déséquilibre s’est installé et c’est de notre responsabilité de prendre cela très au sérieux.
Comment repérer les premiers signes de parodontite ?
Saviez-vous que, selon les statistiques disponibles auprès de la Clinique Vétérinaire de La Rivière, 80% des chiens de plus de 3 ans présentent des signes de parodontite ? Cela fait de la maladie parodontale l’une des affections les plus répandues chez les canidés. Tout démarre avec la plaque, qui se calcifie rapidement en tartre. Au fil du temps, cela va irriter les gencives et l'inflammation peut s’étendre aux structures profondes, provoquant des dommages importants tels qu’une une gingivite. L’impact n’est pas donc pas uniquement local, car les bactéries peuvent se propager dans le corps. De ce fait, tout changement dans sa façon de mâcher ou une salivation plus abondante peut être un indice révélateur d’une maladie parodontale.
Comment prévenir l'affection parodontale chez le chien ?
Vous avez le pouvoir d’agir sur les soins bucco-dentaire de votre chien. Sans surprise, le geste le plus impactant reste le brossage des dents. Un coup de brosse régulier de deux à trois fois par semaine, avec un dentifrice spécifique, retire la plaque avant qu'elle ne se solidifie. De même, proposer des croquettes adaptées, des jouets ou des friandises dentaires, contribue à limiter la formation de tartre et de garder les gencives en bonne santé. Parallèlement, les visites vétérinaires tous les six mois sont préconisés.
Pourquoi les troubles de la peau sont-ils si courants chez les chiens ?

Vous avez sûrement remarqué que votre chien se gratte un peu trop parfois, ou qu’il perd un peu de poil par-ci par-là. Ces petits signes ne sont pas anodins, ils racontent quelque chose sur sa santé. Effectivement, la peau de nos compagnons est un véritable miroir de leur bien-être général. Comment expliquer cette sensibilité ?
Comment reconnaître une dermatite ou une allergie cutanée ?
La peau des chiens est beaucoup plus sensible qu’on ne le pense. Certaines races avec des plis cutanés comme le Shar-Peï ou à pelage dense tel que le Berger Allemand, sont particulièrement exposées. Même les chiens plus robustes peuvent développer des irritations à cause des parasites, de l’alimentation, du stress ou même des produits ménagers.
Visiblement, un chien touché par une dermatite ou une allergie cutanée se gratte sans cesse, se lèche ou mordille différentes zones de son corps. Cette agitation finit par abîmer sa fourrure et laisser apparaître des rougeurs ou des croûtes, parfois jusqu’à provoquer une infection secondaire.
Quels soins au quotidien aident à protéger la peau et le pelage ?
Heureusement, nous avons les cartes en main pour fortifier cette précieuse barrière cutanée. La base, c’est l’alimentation. Un régime riche en acides gras oméga-3, comme ceux que l’on trouve dans certaines huiles de poisson, peut véritablement nourrir la peau de l'intérieur et la rendre plus résiliente. Pensez ensuite au brossage régulier. C’est un moment de complicité, certes, mais c’est aussi l’occasion de retirer les poils morts et les allergènes superficiels. Si malgré tous vos efforts, les rougeurs ou le grattage persistent au-delà de quelques jours, consultez un vétérinaire spécialisé.
Comment savoir si mon chien a une otite ?

Parfois, nos chiens nous envoient ces petits signes que l’on n’arrive pas à décrypter. Un toutou qui secoue souvent la tête, gratte ses oreilles ou penche la tête d’un côté semble peut-être juste agité, mais il peut en réalité souffrir d’une otite. Ces inflammations sont courantes et peuvent vite devenir douloureuses si on ne les repère pas à temps.
Quels symptômes doivent nous faire réagir ?
L'otite est une inflammation douloureuse du conduit auditif qui a des causes diverses. Il peut s’agir d'une prolifération de levures, de bactéries ou d'une manifestation d'une allergie alimentaire ou environnementale. La forme particulière de l'oreille canine, coudée et ventilée, crée malheureusement un environnement chaud et humide, propice au développement de ces germes.
De ce fait, si votre chien garde la tête penchée, se frotte l'oreille contre le sol ou semble gêné au toucher, prenez les choses en main. Pire, vous remarquerez une forte odeur qui se dégage, ainsi qu'une présence de cérumen brun foncé ou jaunâtre.
Comment limiter les otites ?
Vous le savez sans doute, une otite ne se guérit jamais seule. Si elle n'est pas soignée correctement, elle risque de s'installer durablement. Malencontreusement, cette situation peut provoquer des douleurs chroniques et, dans les cas extrêmes, d'atteindre l'oreille interne, ce qui affecterait l’audition.
La prévention commence dès lors par une bonne hygiène de vie. Nettoyez votre chien avec des produits nettoyants doux et spécifiques, surtout après qu’il ait nagé ou été au contact des flaques ou de l’eau stagnante. L'idée est de retirer l'excès de cérumen sans irriter la peau sensible du conduit. Pour les chiens aux longues oreilles, il faut bien les aérer. Si vous constatez la moindre récidive, ne cédez en aucun cas à l'automédication.
Comment réagir face à une gastro-entérite ou une infection digestive ?

Un chien touché par une irritation digestive nous met vite en alerte. Son énergie baisse, son regard devient plus doux et il cherche spontanément notre présence. Dans ces moments-là, vous avez un rôle central.
Comment savoir si mon chien a des problèmes digestifs ?
Les soucis digestifs se repèrent souvent à travers des signes très parlants. Un chien qui se recroqueville, qui boude sa nourriture ou qui se rue dehors plusieurs fois dans la même journée montre déjà que rien ne va. La gastro-entérite fait ainsi partie des maux les plus courants, peu importe la race. Elle provoque vomissements, diarrhées, fatigue et une impression générale de malaise. Une infection digestive peut aussi surgir après un aliment mal toléré, un reste de table trop riche ou une eau souillée. Certains chiens se montrent plus sensibles que d’autres, parfois pour des raisons génétiques ou simplement parce que leur flore intestinale réagit plus vivement.
Comment soigner une gastro-entérite ou une infection digestive chez mon chien ?
Votre priorité consiste à lui offrir du réconfort. Tout d’abord, de l’eau propre à volonté l’aide à rester hydraté. Des repas légers, servis en petites portions, permettent d’ailleurs à l’estomac de se reposer. Lui aménager un coin bien calme favorise également une meilleure récupération.
Par contre, évitez à tout prix l’automédication. Certains médicaments peuvent se révéler agressifs pour l’organisme canin. De ce fait, le vétérinaire reste votre meilleur allié pour vérifier l’origine du trouble et mettre votre compagnon sur la voie du rétablissement.
Quelles affections parasitaires menacent le plus les chiens ?

Nos chiens vivent chaque sortie comme une aventure. Ils reniflent, trottinent, se roulent dans l’herbe et profitent de chaque occasion pour exploiter leur environnement. Cette curiosité ouvre malheureusement la porte à quelques parasites bien déterminés à s’inviter dans leur vie.
Quels parasites sont les plus fréquents et comment les éviter ?
Les puces, les tiques et les vers intestinaux figurent dans le trio de tête des parasites les plus répandus. Les puces, par exemple, provoquent des démangeaisons qui redoublent la nuit. Certains chiens n’arrivent même plus à se reposer tant ça gratte. Heureusement, un bon traitement antiparasitaire appliqué régulièrement apporte un vrai soulagement.
Les vers intestinaux, eux, agissent dans l’ombre. Ils jouent sur la digestion et peuvent fatiguer un chien sans qu’on comprenne tout de suite l’origine du problème. Un traitement vermifuge peut remettre les choses en ordre, toujours sous avis vétérinaire.
Quelles maladies peuvent être transmises par les tiques ou les moustiques ?
Les piqûres d'insectes et d'acariens sont la porte d'entrée de pathologies graves que l'on appelle maladies vectorielles. Les tiques, ces vampires miniaturisés, sont tristement célèbres pour transmettre la piroplasmose, une maladie qui s’attaque aux globules rouges de votre chien, provoquant une anémie spectaculaire et sévère. Elle peut évoluer très rapidement, nécessitant une intervention vétérinaire en urgence vitale.
Un autre vecteur, véritable fléau dans les régions tempérées, est le moustique. Ce dernier peut être porteur de la dirofilariose ou ver du cœur. Ce parasite, transporté par la piqûre, migre lentement pour s’installer carrément dans les artères pulmonaires et le cœur, causant des dommages parfois irréversibles.
Pourquoi les chiens deviennent de plus en plus arthrosiques ?

Voir notre chien ralentir, hésiter avant de sauter ou se lever avec difficulté est toujours un pincement au cœur. L'arthrose n'est pas une simple fatalité liée à l'âge, mais une maladie articulaire dégénérative qui touche malheureusement de plus en plus nos amis à quatre pattes.
Quels sont les causes à effets d’une arthrose chez le chien ?
L'arthrose, c'est l'usure progressive et douloureuse du cartilage qui agit comme un amortisseur au bout des os. Sans ce cartilage en bonne santé, les frottements articulaires déclenchent une inflammation chronique. Les causes sont multiples, allant de l'obésité qui surcharge les articulations, aux anomalies de croissance comme la dysplasie de la hanche. L'effet le plus visible est la douleur, se traduisant par une raideur, une boiterie, ou un refus de jouer. D’après Thierry Poitte, vétérinaire praticien spécialisé en gestion de la douleur chez CAPdouleur, près de 70 % des chiens âgés de plus de 8 ans présentent des signes cliniques compatibles avec une arthrose. Ce constat donne une idée concrète de l’ampleur du problème.
Quelles mesures aident à soulager et ralentir l’arthrose ?
S'il n’y a aucun remède miracle pour faire repousser le cartilage, il existe toutefois un éventail de solutions pour améliorer considérablement la qualité de vie d’un chien arthritique. Un suivi vétérinaire crée déjà une base solide pour accompagner l’animal. Effectivement, les traitements à base d’anti-inflammatoires permettent de soulager rapidement la douleur. Les compléments alimentaires riches en oméga 3 soutiennent d’ailleurs les articulations sur le long terme. En parallèle, une activité physique douce et l’hydrothérapie redonnent de la mobilité sans forcer sur les articulations. À la maison, il faut lui offrir un couchage plus moelleux et plus chaud pour améliorer son sommeil.
Pourquoi l’obésité canine est-elle si répandue aujourd’hui ?

On adore gâter nos chiens et c’est tout à fait normal. Un petit biscuit après la promenade, une friandise pour récompenser un bon comportement… ces petites attentions, accumulées au fil des jours transforment doucement leur silhouette. Beaucoup de propriétaires ne remarquent rien avant que le chien ne commence à fatiguer plus vite ou à bouger moins.
Pourquoi considérer l’obésité canine comme une maladie ?
En France, d’après l’I-CAD, 30 à 40% des chiens seraient en surpoids. Ces statistiques alarmantes confirment à quel point l’obésité pèse sur l’animal et modifie sa vie quotidienne. Les articulations souffrent, le cœur s’essouffle plus rapidement et les organes internes se surmènent. Ventre arrondi, démarche plus lente, essoufflement rapide ou difficultés à se lever… il existe tant de désagréments causés par les kilos en trop. Peu à peu, l’excès de poids est vecteur d’arthrose, de diabète et des troubles cardiaques ou respiratoires, réduisant considérablement l’espérance de vie.
Comment renverser la tendance ?
Le changement commence par une routine quotidienne totalement renouvelée. Fini les friandises ou les biscuits à gogo et place aux méthodes plus responsables. Primo, l'alimentation doit être revue en faveur d'un régime diététique, souvent riche en protéines et en fibres pour optimiser la satiété et réduire l'apport calorique. Deuzio, l'activité physique demeure une priorité. Privilégiez des exercices doux tels que les promenades, les jeux de reniflement ou les sessions de natation si possible. Ces activités vont renforcer la musculature qui soutient les articulations et offrent à votre chien un regain d'énergie.
Comment reconnaître une insuffisance rénale chez un chien ?

L’insuffisance rénale est une affection dont parle peu, mais qui reste pourtant courante chez le chien. Elle peut en effet se développer progressivement, sans que l’on s’en aperçoive.
Quels sont les dangers d’une insuffisance rénale ?
Une insuffisance rénale fragilise le chien sur plusieurs plans. A première vue, il boit beaucoup plus que d’habitude, urine plus souvent et peut perdre l’appétit. Il peut même développer une fatigue marquée, des nausées persistantes et une mauvaise haleine. Les reins, moins efficaces, laissent alors s’accumuler des toxines qui perturbent progressivement l’ensemble du métabolisme. Un chien atteint d’insuffisance rénale ressentira ainsi des symptômes pénibles tels que des nausées, une perte de poids, de longs épisodes de vomissements et une déshydratation rapide. À long terme, cette maladie peut affecter la pression sanguine et entraîner une anémie grave ou de douloureux troubles digestifs.
Comment agir face à cette pathologie ?
Si les symptômes persistent, une intervention vétérinaire est de mise. À travers un premier bilan de santé, il pourra être prescrit des traitements destinés à stabiliser la fonction rénale et à limiter les toxines. Une fois le diagnostic établi, tout est une question de patience. Il faut rappeler que l’insuffisance rénale est une maladie chronique qui évolue avec le temps, ce qui demande donc un traitement de longue durée. L’objectif est alors d’accompagner l’animal au mieux en effectuant des contrôles vétérinaires réguliers et en adoptant une diète plus adaptée. Les praticiens recommandent notamment de la nourriture faible en phosphore, mais riche en protéines de haute qualité pour soulager les reins et stimuler la fonction rénale.
Quels sont les virus les plus courants chez les chiens ?

Les chiens sont si fragiles qu’ils sont facilement exposés à diverses affections. Peu connu de millions de propriétaires, la parvovirose et la leptospirose sont deux maladies virales potentiellement mortelles. Découvrons ensemble quelles sont leurs causes à effets.
Qu’est- ce que la parvovirose ?
La parvovirose est une infection virale qui cible surtout l’intestin du chien et parfois son cœur. Le virus résiste longtemps sur les surfaces et se transmet par simple contact avec des selles contaminées. Les chiots y sont notamment très sensibles, un peu comme si leur organisme manquait encore d’armure pour se défendre. Les premiers signes se traduisent ainsi par une grande fatigue, un désintérêt total pour la nourriture, des vomissements et une diarrhée sévère qui peut devenir sanguinolente. Le traitement ressemble dès lors à une lutte à deux, l’équipe soignante d’un côté et le corps du chien de l’autre. Le vétérinaire peut mettre en place des perfusions, un soutien digestif et une surveillance attentive pour que l’animal reprenne doucement le fil de sa vitalité.
Quelles sont les causes de la leptospirose ?
La leptospirose est une maladie infectieuse provoquée par des bactéries appelées leptospires. Elles aiment les zones humides et se retrouvent dans l’urine de rongeurs. Un chien peut s’exposer en buvant une eau stagnante ou simplement en flairant une flaque souillée. Cette affection atteint surtout le foie et les reins, ce qui explique la fièvre irrégulière, l’abattement marqué et parfois l’apparition d’un léger jaunissement des yeux et des gencives.
Quelles sont les maladies cancéreuses communes aux chiens ?

Le cancer chez le chien est très imprévisible, car il se développe silencieusement avant de se manifester. Sous ses multiples formes, cette maladie demande une vigilance attentive de notre part.
Comment savoir si un chien est atteint d’une tumeur maligne ?
Aux États-Unis, d’après la Veterinary Cancer Society, le cancer touche chaque année près de six millions de chiens et s’impose comme la première cause de mortalité chez les canidés. En France, les maladies cancéreuses les plus recensées regroupent les tumeurs mammaires, les lymphomes, les mastocytomes et les ostéosarcomes.
Repérer un cancer chez un chien n’est pas toujours simple, car les premiers signes peuvent être discrets et facilement confondus avec la fatigue ou le vieillissement naturel. Toutefois, les symptômes sont très flagrants. Baisse nette d’énergie, perte d’appétit sur plusieurs jours, gonflement, apparition d’une masse inhabituelle sur le corps… autant de signes qui ne trompent pas.
Quelle est l’espérance de vie d’un chien cancéreux ?
Lorsque le cancer n’est pas traité, l’évolution peut être rapide et imprévisible. L’avenir dépend largement du type de tumeur, de son stade à la détection et de la réactivité du traitement. Un lymphome non pris en charge peut par exemple réduire l’espérance de vie à quelques semaines ou quelques mois seulement. Les mastocytomes ou les tumeurs mammaires non opérées peuvent quant à eux provoquer des complications internes qui affaiblissent progressivement l’animal.
Contenu validé par le Docteur vétérinaire Paul Pfister, co-fondateur de LovaPets