
Le berger belge est une des races prédisposées à certains problèmes articulaires
- 1) Quels types de problèmes d'articulations existent chez les animaux ?
- 1.1) Vue d’ensemble sur les maladies articulaires en France
- 1.2) Tableau récapitulatif des différentes pathologies articulaires
- 1.3) Comment l’arthrose évolue dans le temps saviez-vous?
- 2) L’arthrose chez les animaux
- 2.1) Les signes cliniques et facteurs de risque chez le chien
- 2.2) Les races de chiens les plus à risque de problèmes articulaires
- 2.3) Accompagner un chien présentant des raideurs articulaires : approches globales
- 2.4) Les signes cliniques et facteurs de risque pour le chat
- 2.5) Accompagner un chat présentant des raideurs articulaires : approches globales
- 3) Les différentes approches naturelles pour soutenir la mobilité articulaire des animaux de compagnie (chiens, chats)
- 3.1) Le CBD : modulation du confort articulaire via le système endocannabinoïde
- 3.2) Le Shiitake et le Chaga : deux champignons fonctionnels pour soutenir les articulations
- 3.3) Les nutraceutiques naturels classiques et l'hygiène de vie
- 5) Quelle(s) solution(s) pour votre chien et/ou chat ?
- 6) Conclusion
- 7) FAQ (questions fréquentes)
Page validée par le Dr Paul Pfister, docteur vétérinaire et co-fondateur de LovaPets (RPV n°23263).
« Cette page a une vocation éducative. Les informations présentées ne constituent pas un avis médical vétérinaire. Tout symptôme articulaire doit faire l'objet d'une consultation vétérinaire. Les soins naturels présentés ici s'inscrivent dans une démarche de bien-être complémentaire, non substituable à un traitement. »
Quels types de problèmes d'articulations existent chez les animaux ?
- la dysplasie (hanche, coude)
- la rupture du ligament croisé et les lésions ligamentaires graves
- la luxation rotulienne (ou instabilité)
- l'ostéochondrite disséquante (OCD) et la panostéite (troubles de la croissance)
- la polyarthrite et l'arthrite septique (infections)
- les séquelles de fractures et d'entorses
- les tumeurs
- l'apparition de raideurs qui ne sont pas nécessairement chroniques
Vue d’ensemble sur les maladies articulaires en France
Tableau récapitulatif des différentes pathologies articulaires
| Pathologie | Cause principale / Nature du trouble | Âge d'apparition typique | Évolution / Conséquence majeure |
|---|---|---|---|
| Arthrose | Maladie dégénérative due à l'usure progressive du cartilage. | Principalement chez l'animal senior (mais peut être secondaire à tout âge). | Chronique et progressive. Entraîne douleur, inflammation et perte de mobilité permanente. |
| Dysplasie (hanche/coude) | Malformation congénitale ou développement anormal de l'articulation. | Dès l'âge juvénile (4-12 mois) ou à la fin de la croissance. | Conduit à une arthrose secondaire précoce et sévère à long terme. |
| Ostéochondrite disséquante (OCD) | Trouble de l'ossification du cartilage. | Animaux en croissance (4-10 mois), grandes races. | Provoque une boiterie et une inflammation. Nécessite une chirurgie pour éviter une arthrose secondaire. |
| Rupture du ligament croisé | Traumatisme aigu ou dégénérescence (instabilité). | Tout âge, mais souvent chien athlétique ou en surpoids. | Instabilité du genou nécessitant une chirurgie. Conduit à une arthrose post-traumatique si non traitée. |
| Polyarthrite / Arthrite septique | Maladie inflammatoire (auto-immune ou infectieuse). | Tout âge. | Inflammation et gonflement douloureux de plusieurs articulations (polyarthrite) ou d'une seule par infection (septique). Nécessite un traitement ciblé rapide. |
| Raideurs | Légère rigidité des muscles ou des membres, due au froid ou au repos prolongé. | Tout âge, mais surtout chez l'animal senior. | Généralement transitoire, s'améliore à l'échauffement ou à l'activité douce. |
| Tumeurs osseuses ou articulaires | Croissance anormale de cellules (cancer). | Principalement chez l' animal âgé. | Douleur intense, boiterie progressive et dégradation rapide de l'état général. |
Comment l’arthrose évolue dans le temps saviez-vous?
Au début, la gêne est discrète, se manifestant par une simple raideur au lever ou une baisse d’endurance. Progressivement, la douleur s’installe, la mobilité diminue et la qualité de vie se dégrade si des mesures ne sont pas prises rapidement. Le diagnostic repose en général sur une combinaison d’éléments:
- l’examen clinique (évaluation des amplitudes de mouvement et de la douleur à la manipulation, observation de la locomotion)
- l’imagerie médicale (radiographies, échographie ou IRM).
L’arthrose chez les animaux
Les signes cliniques et facteurs de risque chez le chien
Les races de chiens les plus à risque de problèmes articulaires
- Berger allemand et belge (sujets aux dysplasies de la hanche et du coude).
- Labrador retriever (dysplasie et risque accru lié au surpoids).
- Golden retriever (dysplasie).
- Rottweiler (dysplasie).
- Saint-Bernard, Terre-Neuve, Dogue allemand, Dogue de Bordeaux (à risque en raison de leur poids et de leur croissance rapide).
- Bouvier bernois.
- Bouledogue anglais (forte prévalence de dysplasie).
- Carlin (dysplasie de la hanche).
- Teckel (vulnérable aux problèmes de dos).
- Basset fauve de bretagne (peut être sujet à la dysplasie de la hanche et, en raison de son corps allongé, aux problèmes de dos comme les hernies discales).
Accompagner un chien présentant des raideurs articulaires : approches globales
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Parmi les facteurs de risque chez les chats, le surpoids vient en tête.
Les signes cliniques et facteurs de risque pour le chat
Accompagner un chat présentant des raideurs articulaires : approches globales
Les différentes approches naturelles pour soutenir la mobilité articulaire des animaux de compagnie (chiens, chats)
- Les médicaments vétérinaires : les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) sont la base du traitement pour réduire efficacement l’inflammation et la douleur. Les corticoïdes peuvent être aussi être utilisés ponctuellement. De nouvelles approches, comme les anticorps monoclonaux, offrent de l'espoir : elles ciblent spécifiquement les médiateurs de la douleur chronique.
- Les suppléments et nutraceutiques : ces produits visent à protéger et à nourrir le cartilage. Ils se composent de glucosamine et de chondroïtine, de collagène ou de MSM. Les oméga-3 (EPA/DHA) aident également à réduire l'inflammation. Le CBD (cannabidiol) s'ajoute à cette catégorie en raison de son action potentielle sur la réduction de la douleur et l'amélioration de la mobilité.
- La Physiothérapie, l’hydrothérapie et les massages : la kinésithérapie, les exercices proprioceptifs, l’hydrothérapie (travail dans l'eau) et les massages améliorent la mobilité, renforcent les muscles de soutien et peuvent réduire la douleur ressentie.
- L’adaptation du quotidien : il s’agit d’optimiser l’espace de l’animal en lui offrant, par exemple, un couchage épais pour mieux répartir les pressions sur les jointures. L'amélioration de l'environnement peut-être aussi l'ajout de surfaces antidérapantes pour éviter les glissades, et de rampes pour limiter les efforts liés aux sauts. Également, l'organisation des lieux où se trouvent l’eau, la nourriture ou la litière doit être revue pour y faciliter l'accès.
- La gestion du poids : elle permet de diminuer la charge mécanique exercée sur les pattes et de soulager la pression. Elle permet également de réduire l'inflammation générale du corps, car le tissu graisseux produit des substances qui l’aggravent. Ainsi, la mobilité peut-être significativement améliorée et la douleur diminuée.
- La chirurgie : elle reste une option pour les problèmes osseux en général. La chirurgie est utilisée soit en prévention pour corriger les anomalies avant qu'elles ne mènent à l'arthrose sévère, soit comme solution de dernier recours dans les cas d'arthrose très avancée (par exemple, par la pose d'une prothèse).

Source: Recommandations du Comité Scientifique XPERTISE sur la prise en charge de l’arthrose féline
Le CBD : modulation du confort articulaire via le système endocannabinoïde
Attention : l'avis du vétérinaire est indispensable !
Le CBD peut être envisagé dans le soutien des articulations, car il interagit avec le système endocannabinoïde des mammifères, un système impliqué dans la modulation de la douleur, de l’inflammation et de la détente musculaire.
Mais gardez à l’esprit que le CBD est une pièce du puzzle qui s'intègre dans une approche globale et personnalisée, il ne traite pas la cause structurelle de l’arthrose. Donc il ne peut se substituer aux traitements médicamenteux.
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Le Shiitake et le Chaga : deux champignons fonctionnels pour soutenir les articulations
Deux mécanismes distincts, une logique commune
Face à l'usure articulaire, les approches naturelles les plus pertinentes sont celles qui agissent sur les mécanismes biologiques sous-jacents à la dégradation des tissus : l'inflammation chronique de bas grade et le stress oxydatif. Ce sont précisément les deux registres sur lesquels le Shiitake et le Chaga sont étudiés.
Ces deux champignons ne font pas disparaître l'arthrose, qui est une maladie structurelle progressive.
Leur rôle est de contribuer à un environnement cellulaire et tissulaire plus favorable, en soutenant l'équilibre inflammatoire normal et en protégeant les cellules de l'usure prématurée. Une approche complémentaire aux traitements vétérinaires de référence, pas une alternative.
Le Shiitake : bêta-glucanes et équilibre inflammatoire des tissus
Le Shiitake (Lentinula edodes) est l'un des champignons fonctionnels les plus documentés pour sa richesse en polysaccharides, notamment les bêta-glucanes 1,3:1,6. Ces composés interagissent avec certains récepteurs du système immunitaire impliqués dans la régulation des réponses inflammatoires normales de l'organisme.
Dans le contexte articulaire, l'inflammation joue un rôle central : elle est à la fois une conséquence de l'usure du cartilage et un facteur d'aggravation de cette usure. En contribuant au maintien d'un équilibre inflammatoire normal dans les tissus conjonctifs, le Shiitake s'inscrit dans une logique de soutien fonctionnel cohérente avec les mécanismes de la maladie articulaire.
Plusieurs travaux scientifiques ont étudié les composés présents dans ces champignons et les mécanismes biologiques auxquels ils sont associés. Les bêta-glucanes du Shiitake (Lentinula edodes) font notamment l’objet d’un intérêt particulier pour leur interaction avec certains récepteurs impliqués dans la régulation des réponses immunitaires et inflammatoires normales de l’organisme. Des synthèses scientifiques, comme celles de Wachtel-Galor et Benzie (2011) dans Herbal Medicine: Biomolecular and Clinical Aspects, décrivent ces polysaccharides comme des molécules bioactives majeures des champignons médicinaux.
Les études disponibles portent principalement sur des modèles humains et expérimentaux. Elles documentent les mécanismes biologiques des bêta-glucanes issus du Shiitake sans constituer des preuves d'efficacité clinique vétérinaire directe.
Le Chaga : protection antioxydante contre l'usure cellulaire
Le Chaga (Inonotus obliquus) se distingue par une concentration exceptionnelle en antioxydants naturels, notamment les mélanines, les acides phénoliques et les triterpénoïdes. Ces composés participent à la neutralisation des radicaux libres, molécules instables produites en excès lors de phénomènes d'inflammation chronique, d'activité physique intense ou de contraintes mécaniques répétées sur les articulations.
Le stress oxydatif est un facteur aggravant bien identifié dans la dégradation du cartilage articulaire : il accélère la destruction des chondrocytes (cellules du cartilage) et fragilise la matrice extracellulaire qui donne au cartilage sa résistance mécanique. En contribuant à la protection des cellules et des tissus contre les effets de ce stress oxydatif, le Chaga agit sur une dimension complémentaire à celle du Shiitake.
Plusieurs travaux expérimentaux, dont ceux de Vetvicka & Vetvickova (2015) sur les bêta-glucanes issus de champignons, décrivent ces mécanismes de soutien des défenses biologiques naturelles. Ces recherches portent principalement sur des modèles expérimentaux ou humains et documentent des mécanismes biologiques généraux ; elles ne constituent pas des preuves d’efficacité clinique vétérinaire directe chez le chien ou le chat.
Le Chaga utilisé dans les formules de qualité provient de conks sauvages récoltés sur bouleau (sa forme naturelle la plus concentrée en actifs). La standardisation en bêta-glucanes et la traçabilité lot par lot sont les critères essentiels pour évaluer la qualité d'un extrait.
Les nutraceutiques naturels classiques et l'hygiène de vie
Le soutien de la mobilité articulaire ne repose pas uniquement sur les champignons adaptogènes ou le CBD. D'autres approches, bien établies en médecine vétérinaire, complètent utilement ce tableau.
Parmi les nutraceutiques les plus prescrits : la glucosamine et la chondroïtine agissent sur la nutrition et la protection du cartilage articulaire ; le collagène contribue à soutenir la structure des tissus conjonctifs ; les oméga-3 (EPA/DHA) sont reconnus pour leur rôle dans la modulation de l'inflammation. Ces soins s'adressent directement aux composants structurels de l'articulation, une logique différente et complémentaire à celle des champignons, qui agissent davantage sur l'environnement cellulaire et le stress oxydatif.
L'hygiène de vie joue un rôle tout aussi déterminant. La gestion du poids reste le levier le plus efficace pour réduire la charge mécanique sur les articulations : chaque kilo en trop multiplie la pression exercée sur les hanches et les genoux.
Ces mesures constituent le socle sur lequel tout soutien nutritionnel vient s'appuyer, qu'il s'agisse de champignons fonctionnels, de CBD ou de nutraceutiques naturels.
Elles ne se substituent pas les unes aux autres : elles se complètent.